Ou l’invention de la réalité.

Avant d’aborder le sujet lui même il convient de parler de Paul WATZLAWICK qui a travaillé sur ces concepts afin d’en tirer une approche méthodologique dans la relation d’aide. Je ne vous ferais pas ici l’affront de rentrer dans sa biographie puisqu’elle est disponible ici https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Paul_Watzlawick, je m’arrêterais juste sur certains aspects de sa personne qui permettent de mieux comprendre toute son approche.

Tout d’abord il a une approche tout autant philosophique, psychologique que sociologique. Il s’intéresse aussi aux pratiques et principalement aux thérapies brèves, avec un nouveau regard; il s’intéresse au comment naissent les troubles plutôt que sur les raisons.

Ce regard nouveau sur les patients, les maladies et les thérapies l’amène à poser les postuler suivant :

Il n’ y a pas d’individu malade en soi mais des systèmes sociaux et familiaux qui induisent des pathologies

Nous pouvons maintenant nous attacher sur le sujet particulier, cher à mon cœur, qui est « qu’est-ce que la réalité »?

Les philosophes avaient déjà abordé le sujet pour arriver (je saute les étapes) à une conclusion qui est que nous ne la percevons pas totalement, dans son entièreté car elle est forcement subjective, et sujette aux aléas de nos sens qui ne sont pas parfait.

Là ou l’approche de P. Watzlawick est interessante (du point de vue qui nous concerne) c’est qu’il part d’une hypothèse selon laquelle il n’y a pas de réalité absolue mais des conception subjectives.

Lesquelles peuvent nous faire souffrir car imposées et/ou en contradiction avec la réalité.

D’un point de vue thérapeutique se pose donc la question :

« comment pouvons-nous aider une personne et faire évoluer cette « réalité » qui la fait souffrir? »

Le premier concept qu’il pose est qu’il y a:

  • La réalité de premier ordre (Celle que nous percevons par nos cinq sens).
  • La réalité de second ordre (La signification que nous donnons à la première).

Ce qu’EPICTÈTE avait parfaitement compris en énonçant

« Ce n’est pas la réalité qui tourmente les hommes mais l’idée qu’ils s’en font »

Il notait en cela que la réalité de premier ordre n’était pas souffrante mais « seulement » celle de second ordre avec cette idée, cette signification souffrante. Bien, mais il manquait un coté pratique ce que l’approche systémique (et/ou les thérapies brèves) nous apporte.

Le changement de vision, la nouvelle perspective pour aider le patient à sortir de cette souffrance se fait pour P. WATZLAWICK de différentes manière :

  • Le recadrage.
  • La prescription du symptôme.
  • La prescription du comportement.
  • Le déplacement du symptôme.
  • L’alternative illusoire.
  • L’utilisation de la résistance.

Autant nous concevons assez simplement le recadrage, nous allons amener la personne à poser une signification différente sur cette réalité de premier ordre. Autant les autres approches semblent bien plus surprenantes.Cela vous viendrait-il à l’idée de demander à une personne qui souffre car elle n’arrive pas à perdre 20 Kg d’en prendre 10?Je reviendrais plus en détail, prochainement dans l’explication de chaque technique.